05/08/2014

Discours prononcé à l'occasion de la Fête nationale à Torgon, VS


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Chères habitantes et chers habitants de Torgon et de Vionnaz,
Chères représentantes et chers représentants des autorités,
Chères et chers visiteurs,

 

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’accueil chaleureux ainsi que pour l’honneur qui m’a été donné de prendre la parole à l’occasion de la Fête nationale suisse. Cet honneur rime pour moi avec beaucoup d’affection: tout d’abord, pour
l’indéniable effet rassembleur du 1er août qui nous unit du Léman jusqu’au Lac de Constance, quelle que soit notre langue maternelle ou notre position lors des dernières votations.

 

Et parlant des votations, personnellement, j’ai également beaucoup d’affection pour cette fête car comme nulle autre elle permet de faire un premier point, un bref retour sur une année déjà plus qu’entamée. Et que ce soit autour du drapeau suisse ou toute autre symbolique, voire son absence, que chacun d’entre nous célèbre, à sa manière, et en toute liberté, cet événement particulier. Il est crucial face à l’intensité de la vie politique et sociale suisse de s’arrêter un moment et de réfléchir sur les évènements qui façonnent le monde et tout particulièrement la Suisse.Particulièrement en 2014.

 

Je vous épargne la liste des évènements qui ont façonné notre pays, sans aucun doute chacun a fait la sienne, avec son regard et ses sensibilités. Que ce soit à un niveau purement local, européen ou mondial, un constat général s’impose néanmoins: il est plus facile de dégager de ces évènements un message alarmant qu’un message d’espoir. Et néanmoins, il en faut. Il en faut de cet espoir, de cette lumière au fond du tunnel. Non pas parce que c’est un jour de fête et qu’un message joyeux passe mieux ; mais parce qu’en Suisse, nous avons la rare possibilité de nous engager librement pour l’avenir de notre pays et que tout engagement a besoin d’espoir.

 

Et ce message d’espoir, c’est ce que je souhaite partager avec vous aujourd’hui.

 

Mais espoir ne signifie pas aveuglement: les conflits autour de nous se durcissent (je pense à l’Ukraine, je pense au Proche-Orient) et la Suisse-même n’est plus à l’abri de problèmes sociaux plus au moins graves. Mais, Mesdames et Messieurs, nous avons une carte à jouer et nous ne sommes guère impuissants face à l’injustice ou à la souffrance (que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de nos frontières), car chacune et chacun d’entre nous peut faire la différence pour une Suisse neutre, certes, mais pas indifférente, une Suisse collégiale, mais pas apathique. Une Suisse qui préconise l’engagement sur un mythe d’indépendance.

 

Et le plus important : une Suisse ouverte et sociale. Car le meilleur moyen de rendre hommage aux acquis, c’est de se battre pour des avancées.

 

Parce que la Suisse mérite ce combat.

Et parce que la paix dans le monde commence devant notre porte.

Je vous souhaite une excellente suite des évènements.

 

Merci!